Eric Gabrys, attaché économique et commercial

Si la Californie est vue comme un Eldorado, il est nécessaire de savoir où l’on met les pieds pour éviter les déconvenues.

Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers, la Californie regroupe à elle seule 50 % des investissements à risques aux États-Unis. Pour Eric Gabrys, attaché économique et commercial de Bruxelles Invest & Export à San Francisco, « mieux vaut être accompagné lorsque l’on veut y investir. » Il ajoute : « c’est le système le plus productif du monde, mais il faut savoir éviter les pièges. »

 

Un investissement contrôlé

  • Si en Belgique, presque n’importe qui peut investir à sa guise, la réalité est différente dans la Silicon Valley : « On pense parfois que c’est le Far West, mais les processus de financement sont plus contrôlés qu’en Belgique. Lorsqu’il est question de grosses sommes, une start-up ne peut se faire financer que par des investisseurs accrédités selon plusieurs critères  », explique Eric Gabrys. « Le but est d’empêcher ces sociétés d’extorquer de l’argent à des personnes trop crédules. »

Comment investir ?

  • Principalement regroupés dans les compagnies de l’internet, des soins de santé et des technologies mobiles, ces investissements à risques ne représentent qu’une manière d’investir parmi d’autres. « Les prêts convertibles ou promissory notes permettent de prêter de l’argent avec intérêts à une entreprise en fixant un cap à atteindre. Ce type de financement offre un taux de retour de 20 à 30 % en moyenne, car les investisseurs ne diversifient pas assez leurs placements. » 
     
  • Après leur lancement, beaucoup de start-ups tentent de lever des fonds à l’étranger via un mécanisme de plus en plus connu : « Le crowdfunding existe à toutes les sauces », explique l’attaché. « Il permet d’investir des sommes plus faibles en échange d’un produit ou d’acquérir des actions de la société en contrepartie. » Il ajoute « Il existe bien d’autres financements alternatifs ; le tout est de trouver celui qui convient à l’entreprise ou à l’investisseur. »
     
  • Investir à l’étranger, c’est aussi parfois établir une filiale de son entreprise dans un autre pays. Dans ce cas, selon Eric Gabrys, « il vaut mieux avoir une première expérience internationale avant de se lancer dans la Silicon Valley. » Une première expérience qui peut être réalisée avec l’aide de Bruxelles Invest & Export. Son bureau de San Francisco suit en moyenne 100 sociétés bruxelloises par année et une mission économique sera organisée dans cette région au second semestre 2016.