Une communication efficace requiert l’expertise de spécialistes au risque de perdre peu à peu sa clientèle. Nicolas Finet et Thibaut Vanderhofstadt, co-fondateurs de l’entreprise Sortlist, commentent les rapides mutations du secteur.

La communication, un domaine qui évolue ?

Nicolas Finet : « Il y a quelques années, la communication était plus simple. Aujourd’hui, les canaux ont explosé. Sites internet, web analytique, e-mailing, réseaux sociaux, référencement, relations presse, applications mobiles et autres campagnes de communication ont fracturé le rapport que pouvaient entretenir les entreprises et leurs clients. Elles sont perdues et ont beaucoup de mal à déterminer leurs priorités en termes de communication. Les canaux se multiplient ainsi que les agences. En Belgique, nous collaborions avec 60 agences, le chiffre s’élève maintenant à presque 1800. »

Ces nouvelles agences sont-elles différentes ?

Thibaut Vanderhofstadt : « Globalement, nous remarquons une spécialisation de petits acteurs dans des canaux précis. Par exemple, une entreprise se focalisera sur le référencement sur Google ou sur la communication vidéo. Le secteur évolue de manière rapide et les outils de communication demandent de plus en plus de savoir-faire. Ces petits acteurs suivent une évolution rapide de leur domaine pour développer des stratégies efficaces à long terme, ce qu’une agence multimédia aurait beaucoup de mal à faire. »

Plus d’agences pour une meilleure communication ?

N.F. : « Oui, si les entreprises trouvent de bons interlocuteurs ! C’est-à-dire des agences disponibles, proches de chez elles et surtout spécialisées dans les moyens de communication qu’elles veulent mettre en œuvre. Chez Sortlist, nous avons mis au point un système clair et gratuit qui permet de mettre en contact ces acteurs. Nous aidons les entreprises à définir leurs besoins et proposons leurs projets à un panel d’agences susceptibles de les aider parmi un total d’un peu plus de 60 000 agences dans le monde. De plus, nous traitons environ 30 dossiers par jour, nous avons donc une bonne connaissance du marché. »

Un domaine porteur ?

T. V. : « Nous remarquons que de plus en plus d’entreprises veulent communiquer. Ces dernières années, nous avons été témoins d’une véritable évangélisation du numérique, qui fait prendre conscience aux entreprises de la nécessité d’être présents sur internet. Seulement, toutes les entreprises doivent communiquer mais pas de n’importe quelle manière et à n’importe quel moment. Investir dans une communication professionnelle, c’est aussi pouvoir se concentrer sur son core business. Mettre en place une stratégie pertinente sur un voire plusieurs canaux à la fois, cela ne s’improvise pas. »