La peur des nouvelles technologies est-elle irrationnelle ?
 

Giselle Vercauteren, CEO de Sirus : « À mon sens, oui ! Bon nombre d’innovations font d’ailleurs peur à beaucoup de gens. Par exemple, allons-nous tous perdre nos emplois à cause des robots ? À mon avis, ce n’est pas l’évolution actuellement en marche ; au contraire, ils nous permettent de mieux faire les choses. À l’usine Audi de Forest, les robots permettent de garder des travailleurs de plus de 55 ans à des postes adaptés à leur âge. Certaines entreprises ou des gouvernements utiliseront peut-être ces technologies de manière critiquable… mais c’est vrai pour toutes les inventions ! »

 

Sans doute faudrait-il mieux expliquer aux gens les avantages de chaque technologie ?
 

G. V. : « Quand on parle aux gens de l’internet des objets, ils ne comprennent en effet pas souvent de quoi il s’agit. C’est aussi vrai parmi les responsables d’entreprises. Mais une fois qu’on leur explique, ils comprennent que cela améliore par exemple leurs processus. En revanche, ils sont moins intéressés par les aspects technologiques purs et durs. Ils ne se soucient pas, par exemple, de la technologie nécessaire pour collecter les données, les communiquer ou assurer une traçabilité dans leur chaîne logistique. Dès lors, des sociétés comme la nôtre examinent avec eux de quelles données ils ont besoin et nous les leur fournissons sans qu’ils n’aient à se soucier de l’aspect technique. »

 

En quoi les technologies connectées changeront-elles nos vies ?
 

G. V. : « Je ne citerai qu’un seul exemple : le GPS. Aujourd’hui, il faut encore indiquer au GPS les coordonnées de sa destination. Les nouveaux prototypes fournissent vos trajets en fonction de votre agenda. Si on doit se rendre à différents endroits durant une journée, le GPS fournit le parcours idéal en fonction de leur localisation. Ici, comme pour d’autres technologies, nous nous dirigeons vers plus de simplicité. C’est cela le changement principal, tant pour nos vies professionnelles que privées. »

 

Une conclusion ?
 

G. V. : « J’aimerais dire aux filles qu’elles sont les bienvenues dans le secteur d’IT ! Aujourd’hui, dans certaines filières, il n’y a que 10 à 15 % de femmes alors qu’en Suède, la proportion est de près de 50 %. »