Le point de vue de Nicolas D’Hondt, Managing Director de CloudBizz.

 

Comment travaillez-vous avec le cloud ?
 

Nicolas D’Hondt : « Il existe sur le marché beaucoup de services en ligne bien distincts, tels qu’un hébergement de mails, un CRM ou encore la gestion de données comme Dropbox ou WeTransfer. À l’inverse, nous intégrons tous les logiciels bureautiques ainsi que les données des entreprises dans un environnement informatique centralisé. L’ensemble de l’entreprise travaille à distance sur un bureau Windows hébergé dans l’un de nos trois datacenters en Belgique. On parle de cloud, mais c’est en fin de compte une sorte d’hébergement privatif. »

 

Comment votre solution est-elle sécurisée ?
 

« Toutes les données du poste de travail d’un utilisateur sont encryptées. Nous avons en outre toute une batterie de protections antivirus, antispam et anti-phishing. La meilleure défense reste toutefois de faire un bon backup. Nous y accordons une priorité très importante, notamment pour répondre aux exigences du GDPR, dans la mesure où même la partie backup sera auditée. Nous faisons des backups toutes les quatre heures et, en sus, chaque soir, entre nos différents datacenters. »

 

Quels sont les points forts d’une solution cloud par rapport au GDPR ?
 

« Le premier est d’ordre financier et le deuxième est une question de rapidité. Si demain une société traditionnelle doit mettre en place différents outils pour répondre au GDPR, cela lui coûtera beaucoup d’argent et ça ne se fera pas du jour au lendemain. D’ici à mai 2018, il ne reste plus beaucoup de temps ! Sur notre plateforme, tous les outils sont déjà en place. Si vous souscrivez un abonnement mensuel pour un montant aux alentours de 60 € par utilisateur, vous avez accès à tous ces outils. »

 

Voyez-vous d’autres avantages ?
 

« Notre outil permet à un patron d’entreprise de définir lui-même les zones sensibles au niveau de la gestion des données. Il peut par exemple protéger de façon plus approfondie le répertoire lié aux ressources humaines. Un employé ayant les droits d’accès et de traitement de ce répertoire RH, mais désireux d’envoyer un document, recevra alors un message lui indiquant qu’il s’agit de données sensibles. Le GDPR demande de traiter les données en bon père de famille ; notre outil permet de prouver l’usage qui en est fait. »