Quelle est la situation d’endettement des ménages en Wallonie ?
 

David Bemelmans : « Cela varie d’une région à l’autre, mais on remarque quand même que les gens ont de plus en plus de difficultés à nouer les deux bouts. Pour beaucoup de personnes ayant des crédits à la consommation, il faut souvent alléger la charge. Ceux dont la famille est derrière eux ont un bon capital de départ, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Je vois de plus en plus de personnes en situation de surendettement. S’il y a 7-8 ans, nous reprenions le crédit hypothécaire et le crédit personnel de quelqu’un pour 120 000 euros, aujourd’hui, nous sommes plutôt à 180 000. Beaucoup de gens se laissent tenter par des crédits à la consommation sans se rendre compte des conséquences. Nous constatons souvent chez les clients qu’il faut reprendre bon nombre de crédits créés dans de grands magasins. »

 

Quel type d’accompagnement proposez-vous ?
 

D. B. : « Crédit Wallonie se présente comme un courtier en crédit. Un peu comme pour le crédit en assurance, nous sélectionnons le meilleur produit pour le client. Lorsque celui-ci nous contacte, nous nous rendons chez lui - y compris en soirée - et, en une heure, nous examinons sa situation financière et envisageons une amélioration de sa situation. Notre accompagnement est tout à fait personnalisé. »

 

En quoi vous différenciez-vous des banques ?
 

D. B. : « À la différence des banques où, en général, on a affaire à des employés, nous nous battons bien plus, car si le dossier ne passe pas, nous ne sommes pas payés ! Nous travaillons avec une dizaine de partenaires bancaires. Chaque banque a ses critères, qui deviennent de plus en plus stricts. Nous avons d’ailleurs des formations en interne par rapport aux produits qu’ils proposent. Quand nous proposons une solution à un client, c’est parce que nous savons qu’il n’y en a aucune autre ailleurs. »

 

Y a-t-il des dossiers plus difficiles à traiter ?
 

D. B. : « Lorsque la personne concernée fait l’objet d’un fichage à la Banque Nationale, c’est souvent un refus catégorique. Nous ne pouvons pas non plus reprendre les crédits récents, inférieurs à six mois. Dans ce cas, nous ne pouvons proposer qu’un autre crédit, ce qui ne va pas nécessairement aider la personne concernée. »