Utilisation irrationnelle - Pour augmenter la productivité de leurs employés, les entreprises mettent à leur disposition diverses ressources, telles que voitures, smartphones, cartes-essence et cartes de crédit. Régulièrement, les collaborateurs les utilisent de manière irrationnelle. Ils n’en connaissent pas le coût, d’autant plus qu’on leur demande de tout faire eux-mêmes, comme réserver leurs déplacements professionnels. Et leur volume de données mobiles peut exploser à tout moment, simplement par ignorance de l’existence d’un plafond.

 

Employés honnêtes - Le phénomène de « free rider » n’a rien à voir avec un usage abusif volontaire. Les « free riders » sont des employés honnêtes mais ne sont pas en mesure de percevoir les surcoûts associés à leur utilisation des ressources. Les entreprises ne prennent pas la mesure du phénomène, en dépit du gonflement de leurs factures. Quatre postes sont surtout concernés : les voitures, les télécoms, les coûts de voyages et les cartes de crédit.

 

20 à 30 % d’économies - On peut contenir ce phénomène. Les entreprises disposent  de tout ce qu’il faut : non seulement les factures mais aussi les données d’utilisation détaillées de leurs différents fournisseurs. Cette mine d’information n’est quasiment pas exploitée. Or, avec les technologies big data, il est possible d’extraire de ces données les anomalies statistiques menant à ces surcoûts. Les économies peuvent atteindre 20 à 30 %, par la détection des usages anormaux ou par la mise en évidence de mauvaises options chez les fournisseurs

 

Responsabiliser utilisateurs et fournisseurs - L’analyse des données permet aussi aux entreprises d’adapter leur politique à l’égard de l’utilisation des ressources « corporate » par les employés et leur politique d’achat envers les fournisseurs. Lorsqu’on informe l’employé de son coût global pour les ressources de son entreprise, qu’on les détaille poste par poste, qu’on l’éclaire sur sa position par rapport à la moyenne, un dérapage se corrige de lui-même. Les canaux pour le lui communiquer ne manquent pas; tout l’art, à l’ère des réseaux sociaux, est de le toucher au bon moment, au bon endroit avec le bon outil.