Pourtant, elle offre d'énormes opportunités pour ceux qui sont disposés à adapter leur stratégie et leurs processus. À l’inverse de ce que l’on pense souvent, la Belgique ne se positionne pas trop mal au niveau européen. En 2017, elle occupait en effet la 6e place dans le Digital Economy and Society Index.

Elle pourrait néanmoins faire mieux et oser viser une place dans le top 3 européen. Non pas comme une finalité en soi, mais parce que la transformation numérique permet de travailler plus efficacement avec une meilleure orientation client et parce que c'est la seule manière de rester compétitif au niveau international.

 

Adopter activement la digitalisation
 

Adopter activement la digitalisation, c’est une nécessité. Dans ce cadre, la Belgique devrait continuer à miser sur les domaines où elle excelle déjà : les infrastructures de télécommunications performantes et l’adoption des technologies digitales par les entreprises. Mais elle doit aussi intensifier ses efforts dans des domaines cruciaux où elle est à la traîne : les compétences numériques (e.a. peu de diplômés STEM et de citoyens ayant un niveau de base en compétences numériques) et la digitalisation des services publics.

Des chiffres comparatifs montrent que, par rapport à la moyenne de l'UE, un nombre relativement important d'entreprises belges utilisent des logiciels ERP et CRM, des services cloud et des analyses de big data. En revanche, elles sont peu nombreuses à envoyer des factures électroniques.

La Belgique ne se positionne pas trop mal au niveau européen. En 2017, elle occupait en effet la 6e place dans le Digital Economy and Society Index.

Les possibilités et les attentes croissent continuellement : alors qu'il y a quelques années, l'e-commerce était encore une innovation, de plus en plus d'entreprises recourent aujourd'hui à l'intelligence artificielle et aux big data. Pourtant, l'adoption en Belgique  de nouvelles technologies est relativement lente : 82% des entreprises belges disposent d'un site web, mais seules 23% en ont un qui permet de faire des commandes ou des réservations en ligne.

Il est donc important de miser sur les dernières innovations numériques. Les progrès de l’intelligence artificielle (IA) permettent aux machines, robots et logiciels d’exécuter des tâches de plus en plus complexes. L’objectif doit être de positionner notre pays dans le peloton de tête de l’intelligence artificielle et des big data et pour cela, il faudra se focaliser sur les niches où il excelle déjà : la santé, la logistique ou encore l'alimentation.

 

L’importance du soutien des pouvoirs publics
 

L'adoption en Belgique  de nouvelles technologies est relativement lente : 82% des entreprises belges disposent d'un site web, mais seules 23% en ont un qui permet de faire des commandes.

Le soutien des pouvoirs publics dans ce domaine est crucial pour les entreprises. D'une part, en créant un cadre dans lequel les entreprises peuvent exploiter les opportunités technologiques qui se présentent : une infrastructure de télécommunications bien développée, une offre performante d'e-instruments pour faciliter les interactions numériques, une bonne politique de cybersécurité et de protection des données, une population disposant des compétences numériques nécessaires et, enfin, un climat d'entreprise motivant. D'autre part, en donnant le bon exemple via la digitalisation de son propre fonctionnement et de ses interactions avec les entreprises et les citoyens.

« La digitalisation est un phénomène positif. Cependant, pour l'exploiter de manière optimale, il faut être plus attentif aux opportunités qui se présentent et aux atouts à développer. Cela implique aussi une accélération de la transformation digitale des entreprises qui doivent à la fois adopter davantage les technologies numériques ‘middle-of-the-road’ et intensifier leurs efforts d'innovation numérique pour se positionner au top sur le plan digital. En tant qu'économie de la connaissance ouverte, la Belgique est un des pays qui peuvent tirer le plus de profit d'une digitalisation réussie. » dit Pieter Timmermans, administrateur délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).