• Approche patrimoniale

Cette évaluation s’intéresse au passé de l’entreprise. Elle se base sur les valeurs bilantaires et les données liées, en général sur les trois dernières années. Elle tient compte des capitaux propres, des résultats réalisés, en intégrant éventuellement le goodwill de la société, c’est-à-dire sa capacité à créer ou détruire de la richesse. Cette approche a l’avantage de partir d’une situation précise. Elle est souvent utilisée pour les sociétés holding ou immobilières où il y a peu d’activités d’exploitation.

  • Méthode des flux de trésorerie actualisés

Cette méthode vise à valoriser l’entreprise en fonction de sa rentabilité sur les trois à six prochaines années à venir. La valeur à un instant « t » est égale à l’actualisation de tous ses flux de trésorerie (cash flow) futurs attendus. Le taux de l’actualisation est calculé par rapport à ceux exigés par les bailleurs de fonds, en fonction de leur niveau de risque. Cette approche a l’avantage d’intégrer les risques et incertitudes futurs de l’entreprise dans l’évaluation. Elle est cependant complexe à mettre en œuvre, d’autant plus que sa qualité dépend aussi de la solidité du plan financier prévisionnel de l’entreprise. Ce modèle est souvent utilisé afin de valoriser des start-ups et des sociétés cotées en bourse.

  • Approche par multiples

Cette méthode part de la situation actuelle d’une société, dont la valeur est estimée en fonction de sa rentabilité. Pour ce faire, on utilise, le plus souvent, l’EBIDTA - gains avant les intérêts, taxes, dépréciation et amortissement - comme indicateur clé, auquel on va appliquer un coefficient multiplicateur. Ce dernier prend en compte les risques liés au secteur d’activité de l’entreprise. La valeur de l’entreprise correspond donc à l’EBIDTA multiplié, moins les dettes financières nettes. Cette méthode est simple et très couramment utilisée pour les PME et les sociétés d’exploitation classiques. Elle est toutefois parfois difficile à appliquer à certaines entreprises.