Ce type de programmes, que l’on dit de « traduction assistée par ordinateur » (ou TAO), s’appuie sur des bases de données contenant des segments de texte traduits. Contrairement à la traduction automatique, la TAO favorise la cohérence dans l’utilisation des mots choisis. Petit aperçu de ce procédé en constante évolution.

La mémoire des terminologies

Comme leur nom l’indique, les logiciels de mémoire de traduction gardent en mémoire l’utilisation de certaines terminologies bien précises lors d’une traduction. Résultat ? On évite les différentes interprétations pour un même terme, qui pourraient prêter à confusion.

Il s’agit là d’une véritable valeur ajoutée par rapport aux systèmes automatiques. En effet, d’une traduction à l’autre, certains mots ou termes précis garderont la même signification, dans un souci de logique et de cohérence. Au sein d’une même agence, deux traducteurs peuvent donc travailler pour un même client sans confusion, en se basant sur cette base de données fiable.

La mise en contexte

Contrairement aux mémoires de traduction qui se basent sur des segments de texte, le principe du traducteur automatique repose sur le dictionnaire. Or, dans le dictionnaire, un même mot peut avoir différentes significations… Selon le contexte. C’est précisément ce manque de contextualisation qui pénalise la traduction automatique. La machine choisit le mot traduit, indépendamment de la phrase dans laquelle il se situe. Le risque ? Prendre à la lettre ce type de méthode et se retrouver, in fine, avec un texte incompréhensible pour les utilisateurs.

En constante évolution

Depuis une vingtaine d’années, l’évolution des logiciels de mémoire de traduction est fulgurante. D’un point de vue technique, ce procédé devient de plus en plus précis et fiable. Seul bémol : certains programmes y intègrent de la traduction automatique pour les segments qui ne figurent pas encore dans la mémoire de traduction, ce qui nuit à la qualité des textes.

Quoi qu’il en soit, peu importe le logiciel, il ne s’agit toujours que d’une machine. Si elle constitue un gain de temps précieux pour le traducteur, ce dernier reste malgré tout l’acteur principal qui corrigera ou validera la traduction proposée.